Editerra, quand l’édition prend le virage du numérique

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BeApp : Bonjour Auriane, nous sommes ravis de vous avoir à la Une de notre édition de mai. Ce mois-ci, nous avons décidé de mettre la lumière sur vous et votre produit mobile. Auriane, vous êtes gérante au sein de la société Editerra. Pouvez-vous vous présenter personnellement, nous introduire votre parcours ?

Auriane Sacoman : Bonjour BeApp, merci de votre intérêt pour Editerra ! Je suis la gérante de la société Editerra. Je ne viens pas du monde de la cartographie, d’ailleurs j’y suis arrivée par hasard quand nous avons racheté l’entreprise avec mon mari. A la base, je suis diplômée de Science Po Paris mais c’est à la fin de mes études que je me suis lancée dans l’entreprenariat. L’ancien dirigeant d’Editerra prenait sa retraite et nous avons saisi l’opportunité de relancer cette entreprise.

BeApp : Qu’est-ce qui vous a poussé à racheter une entreprise qui ne faisait pas partie de votre coeur de métier ?

AS : Le challenge et la passion. On a également vite senti le potentiel de l’entreprise qui vieillissait et nous avons fait un grand ménage dans la gestion des coûts et des charges, nous avons développé le CA et le réseau commercial. Aujourd’hui, ça fait bientôt 4 ans que nous faisons du résultat. C’était un gros défi car nous n’étions ni cartographes, ni pilotes. Nous n’avions aucune compétence mais la passion l’a emporté. Nous avons été guidés par des gens du milieu pour le côté technique et le reste s’est développé grâce à d’autres compétences que nous avions.

BA : Pouvez-vous nous décrire (avec vos mots) votre entreprise Editerra ?

AS : Editerra est une petite structure qui a plus de vingt ans et qui compte 6 personnes. Toute mon équipe est composée de géographes et de cartographes de métier. Notre activité consiste à réaliser et mettre à jour tous types de cartes (cartes politiques, administratives, plans de ville, planisphère etc.) Nos clients sont principalement constitués de maison d’édition (Larousse, Nathan, Groupe Jeune Afrique etc.),d’agences de publicité ou de grandes entreprises qui ont des besoins ponctuels en cartographie. Les cartes sont parfois utilisées davantage comme des outils de pilotage, dans le cadre de la communication interne, comme par exemple chez Renault où elles permettent de représenter des réseaux concessionnaires et commerciaux.

BA : Aujourd’hui vous êtes leader sur le marché français et européen dans le domaine de cartographie aéronautique. Comment avez-vous réussi à monopoliser le marché ?

AS : C’est très simple en fait : la législation européenne oblige la présence d’une carte en papier dans le cockpit au cas où les instruments tomberaient en panne. Bon nombre d’utilisateurs demeurent attachés au papier car il lui offre une vision globale et synthétique. Notre concurrent américain a fait le choix d’abandonner ses éditions papier pour miser sur le tout-numérique.

BA : Cette gamme de cartes aéronautique s’appelle donc Air Million. Pouvez-vous nous en dire plus ?

AS : Air Million propose une gamme complète de cartes VFR (pour le vol à vue) couvrant, à l’échelle du 1 : 1 000 000 toute l’Europe de l’Ouest. Nous l’avons appelé comme ceci car c’est un nom qui se prononce dans toutes les langues. Le terme “Air” évoque immédiatement l’aviation. Le mot “Million” qui fait référence à de l’échelle des cartes.

BA : Les cartes de la marque Air Million sont disponibles sur tablettes et iPhones. Quelle est votre stratégie mobile ?

AS : L’année dernière, face au leader mondial, on a voulu s’aligner, mettre un pied dans le numérique et profiter de leur absence sur papier. Ca faisait déjà longtemps que nous voulions nous positionner sur une stratégie mobile mais c’était une questions de moyens humains et financiers. Aujourd’hui, nous faisons un premier essai.

BA : Pouvez-vous nous décrire l’application que vous avez fait développer dans nos bureaux ?

AS : C’est une application plutôt basique dont le but d’utilisation est le même que celui d’une carte papier. Air Million n’est pas un système de navigation GPS, elle sert davantage à préparer une navigation dans un espace tri-dimensionnel ou à se repérer en vol. Avec ce produit mobile, nous offrons un côté gadget que notre public attend. Nous aimerions faire évoluer cette application mais on attend d’abord les premiers retours de nos utilisateurs d’aller plus loin.

BA : Pouvez-vous nous donner le portrait type de votre cible avec cette application ?

AS :  Nos clients sont des aviateurs, des pilotes privés de petits avions ou d’ULM. Nous sommes sur un public très masculin (90%), CPS +, de moyenne d’âge de 50 ans. Ce sont des passionnés, très enthousiastes et très actifs qui font partie d’un petit milieu assez fermé.

BA : Chez BeApp, nous nous sommes donc occupés de votre projet. Pour conclure cette interview, pouvez-nous nous donner un dernier mot sur BeApp ?

AS : Nous vous avons connu en faisant une recherche internet tout simplement et quand nous vous avons contactés, nous avons tout de suite été séduits par le dynamisme et le sérieux de BeApp. Nous avons eu un très bon contact avec Anaïs et nous nous sommes lancés dans cette aventure avec vous car vous êtes jeunes, dynamiques et audacieux, tout ce qu’on aime ! Le petit plus qui a fini de nous convaincre davantage, c’est l’expérience de BeApp dans un domaine similaire de la cartographie aéronautique.

BA : Merci beaucoup Auriane d’avoir répondu à nos questions. Pour rappel, l’application Air Million est sur le point de sortir, alors aviateurs amateurs ou pilotes confirmés, n’hésitez pas à vous tenir prêts pour accueillir bientôt votre nouveau compagnon de route pour vos vols !

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