Reportage : le FabMake à Nantes

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Ce matin, mardi 24 février, j’ai rendez-vous avec Olivier Daïrien, FabManager du FabMake à Nantes pour en savoir plus sur ces fameux laboratoires des imprimantes 3D avec lesquels nous allons travailler pour développer notre pôle des objets connectés.

 

J’arrive donc sur le site de Bouguenais où sont regroupés en un seul endroit plein de laboratoires de recherches. Première impression : mon dieu quels sont ces bâtiments colossaux si bien gardés ? Je me présente au portail d’accueil pour obtenir mon badge de laisser passer dans la forteresse. Très intriguée par ces grands bâtiments blancs protégés par des remparts de grillage, je suis vite accueillie par Olivier qui me rassure avec son grand sourire de bienvenue. Nous faisons alors connaissance sur le chemin du Fab.

 

« Suivez la ligne violette »

 

Car oui en effet, le FabMake se retrouve seul dans ce gigantesque Technocentre et pour que les visiteurs s’y rendent facilement, une ligne violette est tracée au sol afin de s’orienter dans ce dédale de géants. Toujours en compagnie d’Olivier, nous entrons dans le local du Fab où je découvre avec émerveillement la toute petite usine de fabrication 3D. Nom d’un ptit bonhomme en feuille de chou que c’est fascinant de voir travailler des machines robotisées. Trop souvent fermé au grand public, le monde industriel est aujourd’hui bien méconnu. Alors que j’assiste à une véritable prouesse technologique, j’ai alors plein de questions qui tourbillonnent dans ma tête : qui est Olivier Daïrien ? D’où vient-t-il ? Pourquoi est-il ici, au Fab ? Qu’est-ce qu’on fabrique dans ces petites machines ? Comment est-ce possible d’imprimer des objets en 3D ?

 

Olivier me propose donc un café. Non merci je n’aime pas bien le café mais merci quand même. Du thé alors ? Ah oui du thé ça en revanche…Double merci du coup !

 

Alors que je me brûle la langue avec mon thé à la menthe forte, les questions qui sortent de ma bouche n’en font pas moins réduire la brûlure : j’ai hâte d’en savoir plus et j’ai du mal à retenir mes interrogations.

Olivier commence à me présenter l’historique du FabMake. Je comprends alors que le FabMake qu’il manage est une initiative de l’IRT (Institut de Recherches Technologiques) Jules Vernes de Nantes qui se situe à quelques mètres du site. Financé par l’Etat et par l’IRT de Nantes, le FabMake  s’adresse particulièrement aux entreprises, aux start-up ou aux particuliers qui ont un projet d’entreprise afin de les aider dans la réalisation de leurs maquettes ou prototypes d’objets qu’ils ne trouvent pas encore sur le marché.

 

Je lui demande ensuite qui est-il et comment est-il arrivé ici. Il m’explique alors qu’il est issu d’une formation d’ingénieur designer dans une école parisienne. Pendant son master, il a travaillé chez Leroy Merlin pour un projet étudiant où ils ont collaboré avec un FabLab sur Angers. A la fin de ses études, Olivier est parti travailler 6 mois au FabLab d’Angers mais fort de ses capacités de manager et de ses connaissances du terrain, l’IRT est allé le chercher pour lui proposer la responsabilité du FabMake sur le site de Bouguenais, à Nantes. Chapeau bas l’artiste !

 

Toujours autant enchantée par la magie technologique de ces bijoux de science, je m’approche des machines avec un regard curieux. Je me demande bien comment ca fonctionne ! Olivier s’empresse de m’expliquer le schmilblick. Je pourrais vous faire un dessin mais franchement, je ne suis pas sûre de réussir à représenter cette machine incroyable. C’est un laser qui rend liquide des matériaux comme du plastique, de la fibre de bois ou même de la fibre de papier qui vient s’interposer sur une planche. Grâce à un mécanisme, la planche qui est remontée tout en haut de l’appareil descend au fur et à mesure du programme. Ainsi, pendant que le robot répond aux données informatiques dictées par les logiciels de design, l’objet se forme tout doucement en superposant les couches des fibres qui se solidifient. Complexe ? Moi je dirais fascinant !

 

Passionné et passionnant, Olivier Daïrien me raconte ses expériences avec les clients et je ne vois pas l’heure tourner. Dans son laboratoire ultra tendance alliant industrie et design, on se sent plutôt bien contrairement à ce qu’on pourrait croire. Entourée de toutes ces machines, le sentiment de curiosité était plutôt agréable. Dans un environnement qu’on connaît mal, on se sent attiré par tout alors forcément je touche à tout comme les enfants !

 

Quand le rendez-vous prend fin, j’ai hâte de revenir avec l’équipe BeApp pour voir ce que nous avons prévu de créer grâce à ces petites machines du feu de Dieu ! Hâte d’en savoir plus sur la formation qui sera donnée à notre équipe de développeurs, hâte de voir la concrétisation des objets connectés que nous allons mettre en place. Bien sûr je n’hésiterai pas à vous faire un retour sur les réalisations au FabMake.

 

Je reprends alors mes affaires et me fait raccompagner par Olivier Daïrien où nous discutons à nouveau le temps de ne pas dépasser la ligne violette. Je remercie fortement Olivier en lui disant a bientôt avec le grand plaisir d’en avoir (ap)pris plein les yeux ! J’ai la pêche et surtout hâte de rédiger le rapport que vous lisez en ce moment !

D’ailleurs pour les curieux et les porteurs de projets, il y a des visites d’organisées en semaine alors renseignez vous en allant sur le site du Fab : http://www.fabmake.fr

 

A bientôt !

 

Servane

Chargée de com chez BeApp

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